Biographie : Le grand carnaval et Pour Sacha. C'est d'ailleurs en tournant 37°2 le matin de nouveau sous la direction de Jean-Jacques Beineix, qu'il obtient sa première nomination au César du Meilleur second rôle en jouant le patron d'une pizzeria qui héberge le couple Jean-Hugues Anglade/Béatrice Dalle. Autre point fort dans la carrière de cet acteur au timbre inimitable et au charisme tranquille, Les princes de Tony Gatlif, où il est en tête d'affiche et compose avec panache un gitan jeté sur les routes de France avec sa mère malade. Un film généreux, à l'image du comédien, honoré pour l'occasion du Prix Jean Gabin. En dépit de sa prestation, les occasions de se voir offrir des premiers rôles sont rares (Tony Gatlif lui redonnera cette chance dans le tendre Gaspard et Robinson avec Vincent Lindon), du coup, le voilà qui accumule des prestations souvent hautes en couleur pour Gérard Jugnot (Sans peur et sans reproche), Bertrand Blier (Notre histoire), Jacques Deray (On ne meurt que deux fois) et surtout chez Claude Lelouch qui le dirige dans trois films, dont Tout ça... pour ça ! où il forme avec Vincent Lindon et Jacques Gamblin un trio d'escrocs pittoresques. <br><br>Son goût pour la comédie s'est emballé depuis quelques années, lui assurant une jolie cote de sympathie, qu'il s'aventure en malfrat dans l'univers “décaléde Bernie Bonvoisin (Les grandes bouches) ou qu'il participe au vaudeville de Patrick Braoudé (Amour et confusions). On lui doit même quelques scènes d'anthologie, lorsqu'il étreint Chabat pour une Carioca endiablée, point d'orgue de La cité de la peur, et plus récemment, lorsqu'il affronte en toute mauvaise foi Jamel Debbouze, ... [Plus] |